Marchande de couleurs

↑ Ma dernière réalisation - Juillet 2021 - Acrylique 65x54 - 450€ ↑ 


PROCHAINE EXPOSITION : ÉVÈNEMENT ANNULÉ

Message des organisateurs datant du vendredi 23 juillet 2021 :

" Chers amis de la Barbouille (Barbouilleurs, Barbouilleuses, Barbouilleaux, Barbouillés, ...),

C'est avec 2747 kg de regrets que nous avons pris la décision d'annuler les éditions 2021 du Bar'bouilleur. 

En effet, les récentes mesures gouvernementales nous obligent à un contrôle à l'entrée du site (...) nous ne voulons pas avoir à refuser l'accès à certains plus qu'à d'autres, ce qui irait à l'encontre de l'esprit de notre association.

L'équipe du Bar'bouilleur "


DERNIER ÉVÈNEMENT

Exposition au FESTIVAL DE PEINTURE ET DE SCULPTURE de Saint-Loup sur Thouet aux pieds du château. Moment hors du temps fantastique, entre soleil, pluie & vent. Une météo bretonne comme j'aime dans un beau village médiéval. Un grand Merci ♡ Clin d'oeil spécial à Jean-Marie Avril de Saint-Varent, Sébastien Goubert artiste peintre et Dominique Régnier de l'organisation.


CRÉATIVITÉ, BEAUTÉ : L'ART ET LES ÉMOTIONS ... selon Lise Bourbeau (Écoute ton corps, ton plus grand ami sur la Terre)

 

" Ci-dessous tu trouveras par ordre d'importance les sept besoins fondamentaux ayant le pouvoir de bien nourrir ton corps émotionnel. Plus tu fournis de cette nourriture à ton corps émotionnel et plus tu te diriges vers une meilleure maîtrise de tes émotions, tout en développant ta capacité de sentir. Il y a hélas de nombreuses personnes qui choisissent de couper leur senti, d'ignorer ce qui se passe en eux par peur de vivre des émotions. Leur corps émotionnel se retrouve donc bloqué. En sachant que notre corps est fait pour sentir, sans pour autant vivre d'émotions, c'est déjà tout un pas de concrétisé pour nous diriger vers l'amélioration de notre état émotionnel.

 

Les 7 besoins fondamentaux du corps émotionnel

Le premier besoin est la CRÉATIVITÉ ... Le deuxième besoin est la BEAUTÉ ... Le troisième besoin est l'AFFECTION ... Le quatrième besoin : l'APPARTENANCE ... Le cinquième besoin est l'ESPOIR et le DÉSIR ... Le sixième besoin : la CONFIANCE ... Le septième besoin : un BUT ... "

 


Un peu d'histoire de l'art naïf ... par la Gazette Drouot

 

Le cœur sacré

L’art naïf est trop souvent assimilé à d’autres mouvements du XXe siècle volontairement marginaux. Composé d’autodidactes solitaires venus à l’art sur le tard, et parfois en secret, il n’a pas de programme, n’est pas un groupe ou une école… ce qui ne simplifie pas sa lecture. Même s’il existe des points communs, il n’appartient pas à l’art brut défini par Dubuffet, dès 1945, comme le regroupement d’artistes radicalement étrangers à la culture des beaux-arts et puisant leur inspiration dans une vision personnelle du monde ; pas plus qu’à l’art singulier, encore nommé «neuve invention», né au début des années 1970 et réunissant des personnes cherchant à communiquer par l’art, mais refusant de se plier aux protocoles des différentes institutions. On peut cependant affirmer que les peintres naïfs sont délibérément figuratifs, et partagent un imaginaire très fécond. Ils tissent leur toile depuis l’accrochage au premier Salon des artistes indépendants, en 1885, d’œuvres du Douanier Rousseau. Au mépris des premières heures de critiques lents à noter la fraîcheur de l’invention poétique, préférant parler d’absence de vraisemblance et d’une certaine gaucherie (deux caractéristiques aisément accolées à cette peinture), s’oppose le soutien indéfectible d’amateurs passionnés, dont l’incontournable Wilhelm Uhde (1874-1947). On lui doit l’organisation, en 1928 à Paris, de la première exposition regroupant cinq artistes des «Peintres du cœur sacré», avec en pièce maîtresse une peinture de René Rimbert, Le Douanier Rousseau montant vers la gloire et entré dans la postérité. La manifestation fera date et sera suivie en 1937 de l’exposition «Maîtres populaires de la réalité», organisée à Paris par le musée de Grenoble : deux cent dix tableaux, où les compositions du Douanier Rousseau et de Séraphine de Senlis sont entourées de peintures d’André Bauchant, Camille Bombois, Jean Ève, René Rimbert ou encore Louis Vivin et Dominique Peyronnet. Jeanne-Bathilde Lacourt, conservatrice en charge de l’art moderne au LaM et commissaire, avec Àlex Susanna, de l’exposition du musée Maillol (2019-2020), insiste sur le «soutien d’amateurs influents», parmi lesquels André Breton, Pablo Picasso, Vassily Kandinsky, Le Corbusier, Jeanne Bucher, Anatole Jakovsky et bien sûr Dina Verny. Ces primitifs modernes étaient vénérés par les plus grands. 

 

Des peintures nommées désir

Deux noms se démarquent, ceux d’Henri Rousseau, dit le Douanier Rousseau (1844-1910), et de Séraphine Louis, dite de Senlis (1864-1942). Leur cote supplante celle de leurs confrères : le souci ne réside pas dans une diminution de l’intérêt à leur sujet, mais dans la raréfaction de leurs œuvres aux enchères. «Ce marché manque de ténors», explique Xavier Dominique, associé chez Ader, l’une des rares maisons à leur dédier encore des catalogues. «L’absence de circulation est un ralentisseur car un marché a besoin d’être alimenté pour exister. Si une jungle de Rousseau ou un grand et bon bouquet de Séraphine apparaissaient, ils feraient des résultats stratosphériques !» Il semblerait que les collectionneurs privés en détenant y soient très attachés, et qu’ils aient bien du mal à s’en défaire. Le premier cité a décroché son record en 1993 avec le Portrait de Joseph Brummer, une huile sur toile de 1909 (2,97 M£, Christie’s Londres, 29 novembre, source Artnet). Rien, depuis, n’est venu le supplanter… Le film Séraphine de Martin Provost (2008), racontant la vie et le hasard de la découverte d’un talent hors norme, a été un révélateur formidable pour le grand public ; de l’ombre des cages d’escalier cent fois récurées, elle passait sous la lumière des projecteurs. Les collectionneurs n’avaient pas attendu cet événement. Depuis Uhde, beaucoup étaient conscients du talent de l’artiste autodidacte, et comme lui ressentaient chez cette peintre «une passion extraordinaire, une ferveur sacrée, une ardeur médiévale». Aucun de ses grands bouquets multicolores et frontaux, aux végétaux semblant animés d’une vie intérieure, n’est passé inaperçu… mais il est vrai qu’ils ne sont pas nombreux. Même constat pour les peintures de Camille Bombois (1883-1970), qui fut le seul à s’autoriser la représentation de nus. À peine une ou deux œuvres par an sur le marché, c’est peu. S’agissant d’André Bauchant (1873-1958), «ce sont des toiles des 1950 qui sont surtout proposées. Si une peinture d’avant-guerre du niveau du fantastique Styx du LaM de Villeneuve-d’Ascq se présentait, elle exploserait les attentes», souligne Xavier Dominique.

 

Une constellation d’artistes

Pour certains, ces isolés n’ont pas eu les moyens d’être peintres professionnels et ont conservé leur métier de facteur, lutteur, électricien ou pépiniériste. Dépourvus de souci théorique, ils sont doués d’une personnalité unique qui les tient à rebours des évolutions du monde moderne. Fernand Desnos (1901-1958) est l’un d’eux. L’exposition que Drouot lui a consacrée en janvier dernier (sa première rétrospective parisienne) a révélé au grand jour la poésie qui se dégage de ses toiles. D’ailleurs, tous invitent encore à retrouver notre âme d’enfant, de Dominique Peyronnet (1872-1942), dont sept peintures seulement référencées sur Artnet, à René Rimbert (1896-1991), en passant par Louis Vivin (1861-1936) et Jean Ève (1900-1968), et à se laisser aller au charme inouï d’une vision utopique de l’art. Leur cote, évoluant entre 5 000 et 20 000 €, l’y autorise… lorsqu’ils veulent bien apparaître !

L'arbre de Paradis - Peinture à l'huile sur toile - 195x130 - vers 1929 - Séraphine Louis de Senlis 

 


Bonheur, où loges-tu ?

 

" Voici mon extraordinaire expérience : en 1993, après 22 ans passés dans les bidonvilles du Caire où la joie de vivre court de cabane en cabane, je rentre en France.

Choc terrible : la morosité court de demeure en demeure, on ne se regarde pas, on ne se parle pas, on ne se connaît pas. Pendant ce temps, la joie chante là où l’on vit sans eau, sans électricité, sans loisirs, mais dans la fraternité quotidienne.

Bonheur, où loges-tu ?

Dans l’abondance des biens ou dans la relation, la fraîcheur du cœur à cœur ? "

 

Sœur Emmanuelle