Les pervers narcissiques

20 novembre 2018

" Si le pardon est essentiel lorsqu'il accompagne les chemins de la résilience, il peut être déni s'il survient trop tôt et empêcher le travail nécessaire."

 

QUELQUES EXTRAITS DU LIVRE :

 

* Le pervers narcissique structurellement accompli utilise le lien familial, professionnel ou amoureux pour assujettir l'autre. Il a besoin de cette proximité pour exercer son emprise et ne permettra pas à sa victime de prendre de la distance. Il est froid intérieurement, ne connaît pas la culpabilité et n'hésite pas à culpabiliser les autres.

 

* Lorsque je reçois des victimes de pervers, elles présentent souvent des symptômes traumatiques à l'instar des victimes de guerre, de prise d'otage ou de catastrophe. Il convient de respecter une méthode douce et structurée pour leur accompagnement.

 

* Freud identifie trois sortes de pulsions : les pulsions d'autoconservation, les pulsions sexuelles (libido), les pulsions de mort (auto ou hétéro destructrices).

 

* Le pervers, par des mécanismes qui lui sont propres, fait porter à l'autre ses propres travers et évite ainsi de souffrir.

 

* Le terme de perversion provient du latin per vertare qui signifie invertir, changer le sens.

 

* Nous utilisons tous des mécanismes de défense qui peuvent être typiques de la névrose, de la psychose ou des perversions.

 

* Le premier mécanisme employé par le pervers est le passage à l'acte. Le pervers ne peut contenir ses pulsions. 

 

* Le pervers narcissique structurellement accompli est calme car il vous fait porter sa rage. C'est quelqu'un qui est apprécié en dehors de la relation qu'il a avec sa victime. C'est quelqu'un qui bien souvent est admiré, qui sait s'adapter à son environnement, qui peut être extrêmement séducteur.

 

* Quand un pervers entre dans un groupe, il arrive souvent qu'une partie du groupe devienne perverse et que la communauté se coupe en deux.

 

* Le pervers narcissique, souvent à l'instar de sa victime, souffre d'une faille narcissique, c'est-à-dire d'un manque de confiance en lui et en son image.

 

* Le pervers ne s'est pas totalement structuré, il a conservé une structure infantile.

 

* La victime du pervers devra respecter des processus équivalents à ceux du deuil pour espérer échapper à l'emprise de son bourreau : sortir du déni, accueillir colère et tristesse pour pouvoir se reconstruire.

 

* Le pervers narcissique est un vomisseur. Il expulse son chaos et rend malades les autres.

 

* De plus, le pervers est porteur d'une angoisse d'abandon qui lui fait craindre le départ de l'autre.

 

* Le pervers use alternativement de mécanismes de séduction, de projection, de passages à l'acte et de culpabilisation massifs.

 

* Si la victime est souvent quelqu'un de bon, c'est également la plupart du temps une personne qui accorde facilement sa confiance, quelqu'un de suggestible ; c'est quelqu'un qui n'a pas très bien non plus trouvé ses limites quand il était enfant, peut-être parce qu'on ne lui en a pas donné.

 

* Souvent le pervers fait précéder une phase de dévalorisation de l'image de son partenaire d'une phase de séduction. Ainsi la victime, ayant abaissé des défenses, est tout entière au discours de son bourreau.

 

* La dépersonnalisation et l'état de stress post-traumatique sont des symptômes majeurs des victimes de pervers.

 

* La victime est souvent généreuse, sincère, aimable et ouverte aux autres ; elle a d'emblée confiance dans la relation mais fait preuve de naïveté ; elle manque de confiance en elle ; elle est à la recherche d'une relation qui l'aide à se structurer ; elle se montre excessivement emphatique et responsable ; elle est protectrice, aime, console, rassure ; elle accepte la critique et culpabilise facilement ; elle renonce volontiers à son esprit critique, à son autonomie et à sa dignité ; elle veut toujours faire plaisir et donner le meilleur d'elle-même ; elle accepte de se soumettre, s'illusionne et persiste dans son investissement affectif ; elle souvent fière, orgueilleuse et refuse de voir la réalité en face ; elle ne se perçoit pas comme une victime. Dans certains cas, les victimes ont un penchant masochiste : elles recherchent volontairement douleur et humiliation auprès d'un pervers.

 

* Comment aider nos enfants à ne pas devenir pervers ? Commençons par ne pas prendre nos enfants pour des objets ou pour le prolongement de nous-mêmes. traitons-les comme des sujets, donnons-leur ce dont ils ont besoin et ils trouveront leur chemin.

 

* Apprendre à demander de l'aide est une grande leçon de vie et l'occasion pour la victime de s'inscrire dans son propre besoin et d'apprendre à exister pour elle-même. 

 

* Le pervers est malade, il ne pourra plus fonctionner autrement. Le plus beau cadeau que nous puissions lui faire est de le quitter.

 

* Le pervers narcissique est quelqu'un d'extrêmement fragile, derrière une apparence de toute-puissance. Si vous le blessez, l'humiliez ou si vous révélez sa faille narcissique en démontrant que c'est lui qui est mauvais, il pourrait entrer en suicidose, c'est-à-dire retourner sa rage contre lui-même et s'autodétruire. Autant dire que cette voie n'est pas la panacée. L'idéal est encore de couper court à toute relation avec lui.

 

* Gagner contre un pervers, c'est prendre le risque de l'entraîner en enfer ou de le mener au suicide.

 

* Pour quitter un pervers et surtout plus ne plus en rencontrer, il faut trouver tout bon moyen de tourner notre regard sur nous-mêmes, d'arriver à nous connaître suffisamment, à rencontrer notre image par nous-mêmes pour pouvoir la dépasser, l'oublier. Il s'agit peut-être d'accepter que nous avons des défauts et évidemment des qualités, des manques mais aussi des capacités. Alors nous ne chercherons plus notre image dans le regard de l'autre. Nous connaître de façon approfondie nous permettra de répondre sereinement à celui ou celle qui assène " tu as un défaut ! " : " oui, tu as raison " ou encore " non, tu te trompes ".

 

* Pour en revenir à l'éducation de nos enfants, évitons de leur demander d'agir pour nous faire plaisir et de s'inscrire dans notre désir : " Fais-moi plaisir, mange ta soupe ou fais tes devoirs ... ".

 

* Plus on rencontre son inconscient, moins on utilise de mécanismes de défense et plus on gagne en liberté. Nous ne sommes plus guidés par des forces inconscientes qui nous échappent, mais par nos réelles motivations, ce qui nous engage sur la voie de la résilience.

 

* Nombre de pervers ont subi des actes de maltraitance évidents, mais nombre d'entre eux, aussi, sont des enfants gâtés qui n'ont pas rencontré de limites et de frustration, ce qui ne leur a pas permis de se structurer.

 

 * Le pervers narcissique, n'ayant pas été rassuré dans son enfance, est resté fixé aux premiers temps de sa vie et il tente sans cesse de vérifier sa toute-puissance, quitte à détruire ceux qui l'entourent en essayant de comprendre, voire de recréer, sa réalité. Sa victime étant pour lui un objet transitionnel, il tente de la détruire puis retourne la rechercher dans la réalité. N'ayant pas été mis à distance de sa mère, il n'a pu trouver sa propre image, piégé entre désir de fusion et besoin de distance, il vérifie sa toute-puissance par la séduction et cherche à se décoller de l'autre en essayant de détruire son image.

 

* L'enfant symptôme est sommé de devenir fou à la place des autres ... Quand il s'éloigne, on se met à genoux et on lui dit qu'on l'aime. Quand il se rapproche, on le rejette et on l'insulte.

 

* C'est souvent en nous libérant nous-mêmes que nous libèrerons les autres. Si vous voulez faire du bien autour de vous, commencez donc par vous faire du bien à vous-même : " Charité bien ordonnée commence par soi-même " (le Dalaï Lama parle d'égoïsme altruiste).

 

* Mais n'oublions jamais qu'il s'agit d'anciens enfants maltraités et que, si la victime peut espérer sortir de son enfer, le pervers, lui, restera prisonnier de sa structure.

 


Les 4 accords toltèques

24 avril 2018

 

Accord n°1

Que votre parole soit impeccable

 

Accord n°2

Quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle

 

Accord n°3

Ne faites pas de suppositions

 

Accord n°4

Faites toujours de votre mieux 

 

Quant au 5ème accord, qui a fait l'objet d'un autre livre : Soyez sceptique, mais apprenez à écouter ...

 


Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi

5 janvier 2018 

 

" Pour la médecine orientale, la maladie témoigne d'un obstacle à la réalisation du Chemin de Vie. La conscience exprime ainsi par des troubles énergétiques générateurs de maladie les entraves à son plein épanouissement. Il paraît donc logique de comprendre les mécanismes psychoénergétiques qui sous-tendent la maladie afin de retrouver l'état de santé.

À ce titre, ce livre représente un parfait manuel pratique à l'usage de tous ceux qui cherchent les clés afin de décoder le langage du corps. À sa lecture, peut-être apprendrons-nous alors à ne plus voir la maladie comme le fait du hasard ou de la fatalité, mais comme un message de notre conscience, de notre être intérieur. Peut-être serons-nous capables de découvrir derrière telle souffrance une maladie "créatrice", un moyen de progression dans notre évolution. " 

Docteur Thierry Médynski


Guérir notre enfant intérieur, devenir notre propre parent

2 janvier 2018 

 

Tout être humain abrite en lui, telle une poupée russe, deux Moi, l’un adulte, l’autre enfantin. Le premier, soumis au principe de réalité, est capable de se comporter, au travail ou en amour, de façon lucide. Le second, en revanche, faute de réflexion et de recul, emporté par une émotionalité débordante, oscille entre dramatisation anxieuse et excitation euphorique.C’est en réalité l’enfant intérieur qui guide les pas de l’adulte. Véritable ange gardien lorsque l’enfance a été heureuse et sécurisée, il risque d’être persécuteur, plaçant l’adulte dans un contexte d’échec ou de dépendance affective, s’il a été victime de maltraitances ou a dû assister, impuissant, à la souffrance de ses parents.Moussa Nabati nous montre à travers de nombreux témoignages que ce n’est jamais vraiment l’adulte qui souffre mais l’enfant en lui. Dès lors, pour se libérer du passé et trouver son équilibre, il faut rechercher son enfant intérieur, l’écouter et faire la paix avec lui pour le guérir.


Santé et Liberté

Juillet 2017

 

Pour nos bébés

Vous pouvez dire oui à la liberté vaccinale en signant la pétition de l'Institut pour la Protection de la Santé Naturelle (IPSN) :

http://petitions.ipsn.eu/mobilisation-vaccins-enfants/index.php

(copier/coller l'adresse) 

Et/ou l'une des lettres publiées par le professeur Henri Joyeux :

https://professeur-joyeux.com

 

Parmi nos voisins, la Suède a notamment rejeté les vaccinations obligatoires, après avoir évoqué "de graves problèmes de santé " ainsi que le fait que l'obligation vaccinale viole les droits constitutionnels des citoyens de choisir ce qui peut ou non convenir à leur propre santé.


Interview de Luc Nicon, fondateur Tipi

Du 28 février 2017


La loi universelle de l'attraction

Extrait du livre "Le Secret" de Rhonda Byrne

" Si vous ne vous traitez pas vous-même de la façon dont vous aimeriez que les autres vous traitent, vous ne pourrez jamais changer l'état des choses. Vos gestes sont un puissant reflet de vos pensées, et si vous ne vous traitez pas vous-même avec amour et respect, vous émettez un signal qui dit que vous n'êtes pas assez important, que vous ne valez pas grand chose ou que vous ne méritez pas l'amour et le respect des autres. Ce signal continuera à être diffusé, et vous vous retrouverez sans cesse dans des situations où les gens ne vous traiteront pas comme vous le souhaitez. Les gens ne représentent que l'effet. Vos pensées sont la cause. Vous devez commencer à vous traiter avec amour et respect, et vous émettrez un signal correspondant à cette fréquence. Ensuite, la loi de l'attraction mettra en branle l'Univers tout entier, et votre vie sera remplie de gens qui vous aiment et qui vous respectent.

De nombreuses personnes se sont sacrifiées pour autrui en pensant ainsi être bonnes. Faux ! Se sacrifier ne peut résulter que de pensées axées sur la pauvreté absolue, parce que c'est dire : " Il n'y en a pas assez pour tout le monde, donc je m'en passerai. " Ces sentiments sont désagréables et finissent par mener au ressentiment. Il y a de tout en abondance pour tout le monde et il incombe à chacun d'entre nous de formuler nos propres désirs. Vous ne pouvez pas le faire pour les autres, car vous ne pouvez pas penser pour eux et ressentir leurs émotions. C'est à Vous d'agir. Lorsque votre bien-être deviendra une priorité, cette merveilleuse fréquence irradiera et touchera tous ceux qui vous entourent " 


La mort expliquée aux enfants

 

 « Je ne te connais pas, je ne sais pas qui tu es ni quel âge tu as ; 7 ans, 12 ans, 17 ans ?… Beaucoup plus ? Peut-être es-tu très triste ? Triste comme jamais car tu viens de perdre quelqu’un que tu aimes beaucoup ou un animal qui tenait une place énorme dans ton coeur. Ou bien alors, peut-être as-tu simplement très peur que ces moments difficiles arrivent un jour ? Peut-être aussi que la seule idée de mourir t’est insupportable ?

 

Je suis pourtant certain d’une chose : quand tu sauras ce que raconte ce livre, tu auras beaucoup moins peur de la mort et tu seras déjà un peu moins triste à la simple idée de perdre celles et ceux que tu aimes. »

 

Dans cet ouvrage, le Dr Jean-Jacques Charbonier s’adresse aux enfants de tous âges pour leur expliquer la mort, la vie et la vision qu’il en a. Son propos vise également à aider les adultes à parler de la mort aux enfants, mais aussi à leur proposer une façon de comprendre ce qu’est la mort et à envisager la vie – leur vie – différemment.


Santé émotionnelle et maladie

Maladie

Mal a dit ?

 

Quel est le lien entre émotion et maladie ?

La régulation des difficultés émotionnelles peut-elle avoir des bénéfices secondaires positifs sur le processus de guérison naturel du corps ?

 

Le Docteur Pierre-Jean Thomas-Lamotte, neurologue,  nous explique en quoi la maladie est la compensation d'une souffrance inexprimée et comment l'écouter

 



En finir avec les peurs, dès la petite enfance !

Les enfants sont notre avenir, c’est une évidence ! À nous de leur offrir les meilleures conditions pour leur permettre de bâtir un futur le plus enthousiasmant possible.
Cela passe bien sûr par la qualité de l’éducation que nous mettons à leur disposition, et nous avons très certainement de grands progrès à réaliser dans cette voie pour préserver et développer leur créativité, leur ouverture aux idées, aux autres, à leur environnement. Mais un enseignement optimisé ne semble pourtant pas le point clé dans l’élaboration d’un futur à la hauteur de ce que nous souhaitons pour nos enfants. Plus qu’un savoir ou un savoir-faire, c’est leur « savoir être » qui leur permettra d’utiliser au mieux leur potentiel. En clair, c’est à l’intérieur d’eux-mêmes qu’ils doivent œuvrer pour se débarrasser de ce qui nous a encombrés et empêché de faire le monde comme nous l’avions rêvé. Et au fond de nous-mêmes, nous le savons bien, ce sont les peurs qui nous coupent de nos élans.

Quand nous sommes en confiance, s’aventurer, explorer, découvrir, aller vers les autres, apprendre ou créer sont, selon l’expression consacrée, des jeux d’enfant. Malheureusement, nos enfants s’amusent peu, ou alors trop souvent à des jeux virtuels. Les jeux vidéo leur permettent de vivre le monde sans s’y confronter directement, en les protégeant de leurs peurs. Comme nous l’avons fait, nos enfants se construisent en se rétrécissant. Ils cherchent leur chemin en évitant soigneusement ce qui leur fait peur, c’est-à-dire en rejetant une bonne partie de ce que leur offre leur existence.
Certains ne feront jamais de ski, par exemple, parce qu’ils ont peur de tomber, d’avoir froid, d’être ridicules, de ne pas y arriver ; d’autres resteront dans leur coin parce qu’ils sont timides, qu’ils ont peur d’être rejetés ou de ne pas savoir quoi dire, et qu’ils se considèrent sans intérêt pour les autres ; d’autres encore ne s’exprimeront jamais pleinement tant ils sont terrorisés quand ils doivent s’exposer, prendre la parole devant leurs camarades ou des adultes ; à l’inverse, d’autres qui s’expriment bien ne parviendront pas, malgré tout, à s’intégrer dans une équipe tant leur peur d’être contredit, de ne pas être respecté, de perdre leur place, les conduit à trop d’agressivité, de violence ; d’autres, enfin, resteront à jamais hermétiques à certains savoirs comme les mathématiques et se priveront d’emplois qui leur auraient plu parce que leur cerveau se brouille, se fige à la seule vue d’une équation. Et la liste pourrait s’allonger à l’infini. Dans tous les cas, peu à peu, chacun va finalement choisir ses activités et ses relations en fonction de ce qui lui fait le moins peur, de ce qui produit le moins d’émotions désagréables. En effet, contrairement à ce que nous avons coutume de penser, la plupart des enfants ne s’orientent pas vers le plaisir mais vers ce qui les sécurise. Et c’est là que réside une formidable possibilité d’évolution.
Imaginons des enfants qui ne subiraient plus leurs peurs. Ils expérimenteraient avec enthousiasme les possibilités que la vie leur propose et leur capacité d’apprentissage en serait décuplée. En fait, ils ne se construiraient plus par peur mais par envie.

Seulement voilà, comment faire taire leurs peurs, leurs émotions parasites ? La question n’est pas nouvelle. Quantité de techniques et nombre de spécialistes tentent d’apporter des réponses. Et souvent, la prise en charge d’un enfant en difficulté conduit à un résultat probant. L’inconvénient, c’est que ces interventions s’adressent principalement à des enfants handicapés par de « gros problèmes ». Ces consultations concernent rarement les craintifs, les angoissés, les introvertis, les inhibés, les rêveurs, les agressifs, les fabulateurs, les complexés et tant d’autres qui se construisent péniblement avec ces fardeaux du quotidien. Pire, l’expression de ces peurs « banales » est souvent moquée, ce qui vient inévitablement les renforcer.

Pourtant, toutes ces peurs peuvent être considérées et traitées très simplement. Inutile, comme cela a été fait pendant longtemps, de lutter contre leurs effets ou de tenter de les encadrer, de les gérer, mais, à l’inverse, il faut les accepter, les laisser nous « traverser ».
Quand nous éprouvons une peur, une émotion perturbatrice, nous ressentons à différents endroits de notre corps des sensations désagréables : la gorge nouée, la poitrine oppressée, le cœur qui s’accélère ou se serre, le ventre crispé, gonflé ou irrité, la tête comme prise dans un étau ou vide, ou encore tirée en arrière, les jambes tendues ou toutes molles, les épaules qui brûlent, etc. Selon les situations, ces sensations se manifestent différemment. La même personne peut éprouver des difficultés à déglutir, une brûlure à l’estomac et les jambes qui tremblent alors qu’il entre sur un terrain de sport pour disputer un match, et ressentir des douleurs dans les tempes, les poumons bloqués et le cœur qui s’affole à l’instant d’une séparation. Ces groupes de sensations différentes indiquent des peurs distinctes. Une même peur produit toujours les mêmes sensations.
Pour réguler ses peurs, il suffit de prendre en compte ces sensations « physiques » et de les laisser évoluer, se transformer d’elles-mêmes, les laisser faire, sans contrôle, sans a priori, jusqu’à apaisement. C’est très rapide : 30 à 40 secondes en moyenne pour les adultes, et c’est encore plus rapide chez les enfants. Et surtout, la perturbation est définitivement régulée.
En 2007, une étude réalisée sur près de 300 personnes a largement validé ce phénomène. Depuis, plus d’un millier de professionnels réalisent 10 000 séances par mois dans le monde en utilisant ce processus. Et aujourd’hui, sans doute plus de 20 000 personnes l’appliquent pour elles-mêmes en complète autonomie.
Cette capacité naturelle est universelle : elle est opérationnelle pour tout le monde, quelle que soit la culture. Il faut seulement veiller à rester connecté à ses sensations et ne pas les prendre en charge, par exemple en contrôlant sa respiration ou en cherchant à les apaiser mentalement. Une vidéo de formation est disponible gratuitement en français pour les adultes et les adolescents sur le site www.tipi.pro

Comment mettre cette ressource naturelle à disposition d’un enfant de 2 ans ? Quand bien même il comprendrait nos explications, jusqu’à l’âge de 9 ans, une adaptation est nécessaire pour lui permettre d’accéder au processus. C’est en plaçant ses mains sur son corps, là où il ressent des sensations, et en suivant l’évolution de ces sensations, toujours avec ses mains, qu’il peut facilement utiliser sa capacité naturelle à réguler ses peurs, ses émotions.
Et c’est tout à fait étonnant : après avoir vécu une ou deux fois le processus, les petits l’intègrent parfaitement et l’utilisent spontanément, par eux-mêmes.
Reste à leur enseigner lorsqu’une perturbation émotionnelle se manifeste, à l’instant où elle se présente. En effet, pour apprendre, les enfants doivent ressentir, expérimenter « pour de vrai ». Cela suppose d’être présent dans les situations où ils sont en difficultés émotionnelles. Des formations très courtes sont désormais disponibles pour permettre aux parents (et aux professionnels qui encadrent les enfants au quotidien) de dispenser eux-mêmes cet enseignement à leurs enfants.

Il s’agit véritablement d’une révolution. En se délestant aussi simplement des peurs qui rétrécissent leur potentiel et en sachant faire face à celles qui se présenteront dans leur futur, nos enfants vont naturellement prendre confiance en eux, en la vie.

Et que se passera-il si, nos enfants devenus grands, le monde n’est plus gouverné par la peur ?

Luc Nicon - Février 2016 - Lien vers le blog de Luc Nicon, créateur de Tipi


Positiver nuit à la santé !

Ce titre peut paraître provocateur mais, malheureusement, il ne fait que traduire en raccourci notre réalité.

Depuis mon enfance, j’entends à longueur de journée qu’il faut taire ses émotions, dépasser les insatisfactions, transcender les difficultés. Enfin bref, sourire à la vie en toute occasion.

Derrière ces injonctions pleines de bonne volonté, de quoi s’agit-il ? En fait, on nous propose tout simplement de souffrir en silence, de sauver la face même si l’intérieur va mal. Nous ne sommes pas heureux mais il ne faut pas le montrer, pas l’accepter, refouler en nous cette révolte contre la vie, contre notre vie. Il est de bon ton d’exprimer la partie rayonnante de nous-même et de refouler la partie obscure dans les bas-fonds de notre inconscient.

Mais que deviennent nos frustrations, nos peurs, nos stress, nos colères ? Où vont ces émotions ? Peuvent-elles disparaître par la simple force de notre volonté, comme d’un coup de baguette magique ? Et non, elles continuent à tourner en rond en nous. Tapie dans l’ombre de l’assurance que nous affichons, l’angoisse rôde. Derrière le sourire positif, la peur est toujours là.

Pour réprimer nos peurs, dans le meilleur des cas, nous utilisons beaucoup d’énergie : j’ai peur quand je fais du ski, mais je suis courageux et je suis fier d’être plus fort que ma peur… Peut importe si je suis vidé ensuite. Une bonne nuit de sommeil et je serai d’attaque pour faire face à d’autres défis, avec d’autres peurs. C’est le cas de figure le plus optimiste.

Cela devient plus grave lorsque notre corps réagit par de multiples manifestations indésirables : tout le cortège des réactions psychosomatiques est concerné, mais avec également, les chercheurs en sont de plus en plus convaincus, la plupart des maladies. En effet, chaque fois que je veux faire taire une émotion qui ne me convient pas ou que je la réprime parce qu’elle n’est pas convenable pour mon entourage, je me mets finalement en danger.

Pour limiter les dégâts, nous avons pour la plupart adopté une attitude salutaire : éviter le plus possible tout ce qui nous met en difficulté. Le problème, c’est que nous finissons par avoir une vie extrêmement rétrécie. Bien installés dans notre zone de confort, nous ne mettons plus le nez dehors et nous laissons s’éloigner les mille et une possibilités d’une vie meilleure – la vie que, au fond de nous-même, nous aimerions vivre. L’amertume, l’insatisfaction, la colère nous guettent, et ces émotions finissent à leur tour par se transformer en manifestations psychosomatiques ou en maladies. En fin de compte, l’évitement retarde l’échéance mais nous n’y échappons pas !

Il faut arrêter de se cacher, de masquer nos paniques, de gérer nos stress, de tenir à distance nos phobies, de surmonter nos inhibitions, de réprimer nos colères, notre violence. L’heure est venue de cesser de faire l’autruche. Il est temps d’aller à la rencontre de nos peurs. Elles sont le signal que quelque chose ne va pas, en nous, à l’intérieur. En effet, ce n’est pas l’extérieur qui provoque nos difficultés, ce sont bien nos propres dysfonctionnements qui nous polluent l’existence. Pourquoi est-ce que je me mets en colère contre mon enfant ? Parce qu’il ne fait pas ce que je veux ? Non, cette agressivité est seulement l’expression de ma peur, la peur qu’il ne réussisse pas, la peur de ne pas savoir l’aider, la peur de ne pas être écouté ou respecté, etc. M’emporter après mon enfant arrangera rarement la situation et, de toute façon, ne résoudra pas la peur qui me pousse à l’agressivité.

Toutes ces émotions désagréables que je refoule, que je cache, ce sont pourtant elles qui me montrent la voie. Elles m’invitent à les suivre pour me conduire là où je peux enfin les rencontrer et les traverser une bonne fois pour toutes.

Nous avons tous la capacité naturelle de réguler nos émotions, définitivement. Dès que nous sommes en réaction émotionnelle, il nous suffit de porter attention aux sensations présentes dans notre corps et de rester en connexion avec elles, sans rien faire, sans rien vouloir, le temps qu’elles évoluent jusqu’à s’apaiser. Le processus dure une vingtaine de secondes en moyenne. Après cela, nous sommes sereins et faire face à la situation qui exacerbait notre peur ne provoque plus aucune manifestation émotionnelle. Et elle n’en provoquera plus jamais.

Cette capacité naturelle est universelle, quelle que soit notre culture, notre religion, notre éducation. Elle est disponible à volonté, sans aide extérieure. Il suffit de changer nos habitudes. Nous n’avons pas besoin de chercher à gérer nos émotions en positivant, en respirant un bon coup pour se relaxer, en avalant de la nourriture, des médicaments ou des drogues pour les calmer, en se lançant à corps perdu dans une activité, etc. Il faut simplement traverser nos réactions émotionnelles à l’instant où elles se produisent.

Désormais, inutile de faire bonne figure en s’efforçant de sourire quand la peur nous gagne : traversons-là et elle disparaitra définitivement et nous pourrons alors, naturellement, sans effort, sourire magnifiquement à la vie.

Luc Nicon - Juillet 2016 - Lien vers le blog de Luc Nicon, créateur de Tipi

 



Tipi en toute autonomie : formations publiques

Des formations publiques (participation individuelle de 10 euros maximum) sont organisées en France et dans de nombreux pays pour apprendre à pratiquer Tipi sur soi à chaque difficulté émotionnelle rencontrée.

 Parce que Tipi est une démarche naturelle qui peut être mise en oeuvre par toute personne, en complète autonomie, vous pouvez également apprendre à utiliser cette démarche par vous-même pour réguler définitivement toutes vos difficultés émotionnelles !

 N'hésitez pas à me contacter pour plus d'informations.